Etude : où en sont les compagnies d’assurance françaises en matière d’e-santé ?

Etude : où en sont les compagnies d’assurance françaises en matière d’e-santé ?

  • Posted by Hubert Senant
  • On 17 janvier 2018
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La transformation numérique touche absolument tous les secteurs de l’économie française, donc celui de la santé. Cette étude est consacrée à l’e-santé. Elle a été réalisée en ligne auprès de 208 répondants, professionnels issus de compagnies d’assurance, mutuelles, courtiers et instituts de prévoyance en France.

L’e-santé : un concept aux définitions variées

Spontanément, l’e-santé est définie par les acteurs interrogés comme les « services de santé numériques, présents sur Internet ». L’e-santé serait alors la contribution des Nouvelles Technologies de l’Information au domaine de la santé. Cela passe par la possibilité de souscrire ses contrats de santé en ligne ou par le développement d’objets connectés qui permettent un suivi personnalisé.
Les acteurs interrogés désignent les services d’e-santé comme des outils de prévention (34%) et d’amélioration de la qualité de vie des utilisateurs (30%).

La plupart des acteurs interrogés proposent déjà des services en e-santé, particulièrement les Institutions de Prévoyance (80%) et les structures de plus de 500 000 personnes protégées en complémentaires santé (65%). Les services les plus répandus sont la téléconsultation (64%) et les applications mobile (73%). On tend vers le développement d’une expérience utilisateur de plus en plus personnalisée avec l’intérêt exprimé pour la domotique et les outils d’accompagnement des maladies chroniques par exemple.

Aujourd’hui, ce type de services peut être proposé sur tous types de portefeuilles, individuels ou collectifs, et sont inclus dans les garanties d’assurance (75%).

L’e-santé comme axe de développement

Les services en e-santé deviennent progressivement un axe de développement prioritaire pour les acteurs interrogés (43%). Ici encore, les Institutions de Prévoyance et les structures de plus de 500 000 personnes protégées y accordent une importance toute particulière.

Cette tendance répond à une forte demande du marché. Selon les différents acteurs, il y a une forte attente des clients concernant les services en e-santé (63%). Particulièrement du côté des entreprises qui, dans le contexte actuel, ont à cœur les problématiques de bien-être au travail et souhaitent proposer des produits adaptés à leurs salariés.

Une volonté de développement des services en e-santé

Les entités interrogées se considèrent comme des acteurs qualifiés pour développer de tels services en les intégrant à leurs prestations. Les entreprises interrogées s’appuient principalement sur l’expertise des assisteurs pour développer des services de e-santé (46%). On notera la légitimité accordée aux start-up quant au développement de nouveaux services en e-santé (32%). Cette tendance peut s’expliquer par l’essor récent de « l’assur tech » et la capacité qu’ont les start-up à proposer des idées innovantes. Ainsi, parmi les acteurs interrogés, 38% se sont déjà associés avec des start-up dans le cadre de développement de ces services. Enfin, les entités interrogées se considèrent également comme des acteurs qualifiés pour diffuser ces nouveaux services en les intégrant dans leurs prestations.

Cette volonté de développement s’inscrit dans une démarche de fidélisation des clients (54%), démarche qui passe par le souci de leur bien-être mais aussi par le développement de prestations innovantes. Les différents acteurs cherchent également à rester compétitifs et craignent d’être dépassés par leurs concurrents s’ils ne se positionnent pas rapidement sur le marché de la e-santé.

Néanmoins, il existe certains freins au développement des services en e-santé. La collecte de données personnelles effraie parfois les utilisateurs et la gestion de ces données reste très réglementée, constituant ainsi un frein important (42%). Les coûts de développement de ces nouveaux services peuvent également constituer un obstacle non négligeable ainsi que l’inquiétude qui règne autour de la fiabilité de leurs modèles économiques (34%), trop récents pour avoir fait leurs preuves.

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